Somalie: l'ONU reporte une réduction des effectifs d'une mission de maintien de la paix

Le Conseil de sécurité de l'ONU a retardé lundi son plan visant à réduire les effectifs d'une mission de maintien de la paix en Somalie, estimant que les forces de sécurité somaliennes n'étaient pas suffisamment préparées. 

Quelque 1.000 soldats de la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) devaient quitter le pays d'ici fin octobre mais le Conseil a adopté, à l'unanimité, une résolution reportant leur départ à la fin du mois de février. La mission compterait alors environ 20.000 soldats.   

Déployée en 2007 pour prêter main-forte au gouvernement somalien dans sa bataille contre les milices islamistes, l'Amisom opère sous mandat de l'ONU et reçoit des financements des Nations unies et de l'Union européenne.

Dans une lettre adressée au Conseil, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a expliqué que les projets de réduire la taille des troupes de l'Amisom "n'étaient pas réalistes", rappelant que la Somalie avait subi le pire attentat de son histoire en octobre dernier.

Plus de 500 personnes avaient été tuées dans une attaque au camion piégé dans le centre de la capitale somalienne, Mogadiscio, une attaque attribuée aux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Le Conseil a étendu son autorisation pour l'Amisom jusqu'au 31 mai 2019 et fixé à fin février 2019 le délai pour la réduction des effectifs de cette mission.      

cml/AB/leo 

 

Dernière modification le mardi, 07 août 2018 13:01

Éléments similaires (par tag)

  • Erythrée-Somalie: plus de dix ans de tensions

    L'Erythrée, qui a signé lundi avec la Somalie un accord sur l'établissement de relations diplomatiques, a longtemps été accusée de soutenir des militants islamistes qui cherchaient à renverser le gouvernement intérimaire de Mogadiscio.

    Nairobi, Kenya | AFP | lundi 30/07/2018 - 16:49 UTC | 588 mots

    L'Erythrée, qui a signé lundi avec la Somalie un accord sur l'établissement de relations diplomatiques, a longtemps été accusée de soutenir des militants islamistes qui cherchaient à renverser le gouvernement intérimaire de Mogadiscio.

    La signature est intervenue à l'occasion de la première visite à Asmara d'un président somalien depuis l'indépendance de l’Erythrée en 1993. Elle fait suite au récent dégel entre l'Érythrée et l'Éthiopie, qui ont restauré leurs relations diplomatiques, et marque une nouvelle étape dans le réchauffement des relations entre pays de la Corne de l'Afrique.

     

    - Asmara accusée d'aider les Tribunaux islamiques -

     

    En juillet-août 2006, le gouvernement de transition somalien accuse l'Érythrée d'avoir envoyé des soldats et des armes aux milices des Tribunaux islamiques qui ont pris le contrôle de Mogadiscio et d'une grande partie du sud et du centre de la Somalie, frontalière de l'Éthiopie.

    Asmara "rejette fermement" les accusations selon lesquelles elle soutiendrait les islamistes en Somalie, pour mener un conflit indirect contre son rival éthiopien.

    Le gouvernement de transition somalien est soutenu par l'Éthiopie, qui entretient des relations extrêmement tendues avec l'Érythrée depuis qu'une sanglante guerre frontalière a opposé les deux pays de 1998 à 2000.

    En novembre, un rapport d'experts de l'ONU fait état de l'envoi par Asmara de 2.000 combattants en Somalie, aux côtés des Tribunaux islamiques.

    Fin décembre, l'armée éthiopienne entre en force en Somalie et balaie les forces des Tribunaux en quelques jours. Les leaders et partisans des Tribunaux se réfugient dans plusieurs pays de la région. Leur numéro deux, Sharif Cheikh Ahmed, élit domicile à Asmara.

     

    - Accusé de soutenir les shebab -

      

    Le 27 mai 2009, le président somalien Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste devenu le représentant des modérés, vise le régime érythréen dont il fut jadis un allié. Il l'accuse pour la première fois d'armer et de financer les insurgés islamistes qui ont lancé une vaste offensive dans le but, revendiqué, de le renverser.

    Début mai, les islamistes ont lancé à Mogadiscio une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des shebab, pour renverser le président Sharif, devenu président en janvier.

     

    - Sanctionné par l'ONU -

     

    En juillet 2009, l'ONU accuse l’Érythrée d'être le principal fournisseur d'armes aux insurgés somaliens. Asmara dément catégoriquement.

    En décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte des sanctions contre l’Érythrée. Le texte exige que l’Érythrée cesse sa campagne "destinée à déstabiliser ou renverser, directement ou indirectement" le Gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien.

    Les sanctions imposent notamment des gels d'avoirs et des interdictions de voyage à l'étranger pour des responsables politiques et militaires, ainsi qu'un embargo sur les armes.

    En juillet 2011, un groupe de surveillance de l'ONU affirme que l'Érythrée arme et aide les shebab. Asmara nie tout soutien aux shebab.

    En novembre 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle les sanctions. Mais cinq pays - sur les 15 pays membres - se sont abstenus, faisant valoir notamment que les experts de l'ONU n'ont pas trouvé de preuve de soutien de l’Érythrée aux shebab.

     

    - "Nouveau chapitre" -

     

    Le 28 juillet 2018, le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit "Farmajo", arrive à Asmara pour "une visite officielle de trois jours" en Erythrée.

    "La Somalie est prête à écrire un nouveau chapitre de ses relations avec l'Erythrée (...)", twitte le directeur de la Communication du président.

    Le 30 juillet, le président somalien et son homologue érythréen, Issaias Afeworki, signent à Asmara un accord portant sur l'établissement de relations diplomatiques après plus d'une décennie de tensions.

    acm/vdr/cyb/thm

     

Connectez-vous pour commenter

A12 TELEVISION


8, Avenue de la Grande Armée  75017, Paris +33 6 11 11 80 30   

Abidjan Cocody Angré 7ème Tranche  +225 22 41 00 32       


 
 

DERNIERS JT

Live TV

27 juillet 2018

DERNIERS ARTICLES EN IMAGE